Mario Party Jamboree est le dix-huitième épisode de la série de Nd Cube, sorti le 17 octobre 2024 sur Nintendo Switch, et la presse spécialisée le présente comme son meilleur épisode depuis longtemps. Verdict en synthèse : c’est le Mario Party le plus complet de la console, à condition d’aimer les modes annexes, car le plateau classique reste le seul argument vraiment solide.
Ce test ne repose pas sur une partie jouée maison. Il agrège les tests publiés, les informations vérifiables sur le contenu et l’historique des mises à jour, avec les sources citées à chaque fois que c’est nécessaire.
Mario Party Jamboree en bref
Le jeu reprend la formule lancée en 1998 : quatre joueurs parcourent un plateau, achètent des étoiles avec des pièces et s’affrontent dans des mini-jeux à chaque fin de tour. Ce qui change, c’est la quantité.
- Sortie : 17 octobre 2024, sur Nintendo Switch, développé par Nd Cube et édité par Nintendo.
- Contenu : sept plateaux, dont cinq inédits et deux issus des épisodes Nintendo 64.
- Mini-jeux : plus de 110, répartis entre mini-jeux de plateau, de duel, de rythme et d’adresse.
- Personnages : 22 personnages jouables, avec deux recrues, Ninji et Pauline.
- Ventes : 11,5 millions d’exemplaires au 30 juin 2026, selon les données financières de Nintendo.
Le jeu a depuis reçu une version Nintendo Switch 2, sortie le 24 juillet 2025 et vendue sous le nom Super Mario Party Jamboree, Nintendo Switch 2 Edition + Jamboree TV. Elle ajoute des modes et des mini-jeux, mais le plateau de base reste identique. Un acheteur qui possède déjà la version Switch peut passer par une mise à niveau payante.
Mario Party Jamboree : ce que la presse en retient
Les critiques convergent sur un point : les plateaux. La presse spécialisée relève que les sept cartes introduisent des mécaniques plus lisibles que dans les épisodes précédents, avec des événements qui modifient réellement la lecture du plateau plutôt que de servir de décor.
Le système des Copains Jamboree, ces alliés qui doublent l’effet d’une case et déclenchent un mini-jeu de recrutement, revient presque partout comme l’ajout le plus marquant. IGN le décrit comme une façon de transformer chaque tour en petite négociation, et plusieurs tests considèrent que ce mécanisme donne enfin du relief à la mécanique d’alliés de Super Mario Party et Mario Party Superstars, jugée trop molle à l’époque.
Le mode pro, un réglage compétitif qui supprime les champignons cachés, limite le vol de pièces de Boo à 15 et impose des règles fixes sur 12 tours, est également salué. Il ne transforme pas le jeu en expérience compétitive, mais il donne aux parties entre joueurs réguliers un cadre plus propre.
Les notes de la presse spécialisée
Sur Metacritic, la moyenne s’établit à 82 % sur 94 critiques, ce qui en fait l’épisode le mieux noté de la série depuis le premier Mario Party. Le détail donne une idée assez juste du consensus.
- Jeuxvideo.com : 19/20, saluant un épisode qui ose enfin prendre des risques après huit ans de zone de confort.
- IGN : 9/10, un retour assumé à la formule Nintendo 64 avec des plateaux mémorables.
- Nintendo Life : 9/10, « le meilleur Mario Party à ce jour » selon le test publié au lancement.
- Gameblog : 9/10, des mini-jeux efficaces et plus nombreux que jamais, dans un contenu généreux.
- Puissance-Nintendo : 18/20, une recette qui combine nostalgie, plaisir immédiat et nouveautés.
- VGC : 4/5, l’un des meilleurs épisodes, malgré des réserves sur l’équilibrage.
- Destructoid et Siliconera : 8/10, avec des critiques plus mesurées sur l’aspect recyclage.
- Digital Trends : 7,5/10, et Twinfinite : 7/10, les notes les plus basses du lot avec Eurogamer.
Eurogamer fait exception. Comme le recense Nintendo Master dans sa revue de presse, la testeuse du site britannique a jugé le jeu parmi les party games les moins excitants qu’elle ait eu à subir. Une exception utile : elle rappelle que le jeu est très bien noté dans l’ensemble, pas unanimement.
Les défauts que les tests relèvent
Un bon test de Mario Party commence par les reproches, parce que les qualités du plateau sont visibles en deux parties. Les réserves portent toutes sur le reste du paquet.
- Les modes annexes tiennent mal la distance. Le Koopathlon, course à vingt joueurs qui se joue dans les mini-jeux, et l’Aventures aériennes, qui fait battre des bras avec deux Joy-Con, sont jugés sympathiques mais vite répétitifs. Plusieurs critiques leur reprochent un manque de rejouabilité une fois la découverte passée.
- L’équilibrage reste le point faible de la série. VGC souligne que le jeu n’a pas réglé la difficulté historique de la saga à rester lisible pour les joueurs les moins expérimentés. Un rival qui met la main sur un Copain Jamboree au bon moment peut faire basculer une partie en deux tours.
- Quelques mini-jeux ratés. Gamereactor relève que deux mini-jeux de Copains sont franchement mauvais, et note aussi quelques baisses de résolution sur des séquences précises.
- Les parties en ligne ont leur propre règle. En matchmaking, chaque tour est limité dans le temps, ce qui coupe court aux longues hésitations et déplaît aux joueurs qui aiment compter leurs pièces.
Les sept plateaux, du plus accessible au plus retors
Quatre plateaux sont disponibles dès le départ, les trois autres se débloquent en progressant dans les rangs du jeu, autrement dit en enchaînant les parties et les exploits. Les guides de déblocage situent le Pays Western au rang Argent, le Château arc-en-ciel de Mario au rang Or et la Base secrète de Bowser au rang Diamant.
- Bois rieur de Méga Wiggler : une forêt dont le tracé bouge quand la créature se déplace. Le plateau le plus doux pour une première partie.
- Circuit déjanté : deux voies, des voitures folles et des étoiles à emplacements fixes. Le plus rapide, et le plus punitif sur les erreurs de trajectoire.
- Galeries arc-en-ciel : un centre commercial sur trois niveaux, avec cartes à tamponner et promotions surprises.
- Île Goomba : une île volcanique dont les chemins s’ouvrent et se ferment selon la marée. Difficile, et le meilleur plateau pour les joueurs qui aiment anticiper.
- Château arc-en-ciel de Mario : reprise du premier Mario Party, une tour qui pivote et une étoile à prendre au sommet.
- Pays Western : retour du plateau de Mario Party 2, avec un train qui transporte ou renverse selon le timing.
- Base secrète de Bowser : le plateau piégeux, réservé aux joueurs qui connaissent déjà les règles par cœur.
Les modes qui tiennent dans le temps
Tous les modes annexes ne se valent pas, et la hiérarchie est assez constante d’un test à l’autre. Le mode pro arrive en tête, parce qu’il change la façon de jouer sans ajouter de contenu. Vient ensuite le Quêtes et entraides, où l’on aide Kamek à préparer les plateaux en collectant des étoiles, avec une progression solo réelle et des objets de décoration à débloquer.
Du côté des mini-jeux, la Marina des mini-jeux reste la valeur sûre : on y joue sans plateau, seul ou à plusieurs, avec les 110 mini-jeux au choix. C’est aussi le mode qui vieillit le mieux, puisqu’il ne dépend pas de l’équilibrage des parties.
Les Défis de Bowser et l’Île dynamique, avec l’Usine Toad et la Cuisine en cadence, appartiennent à la catégorie des bons moments à deux ou trois, pas des raisons d’acheter le jeu. Personne ne reprochera à un joueur de les essayer une fois puis de ne plus y revenir.
Notre avis : pour qui, et pour qui pas
Pour une famille ou un groupe d’amis qui cherche un jeu à sortir régulièrement, le rapport entre le prix et la quantité de contenu est difficile à battre sur Switch. Sept plateaux, plus de 110 mini-jeux et un mode pro qui donne envie d’enchaîner les soirées, c’est ce qui explique les 11,5 millions d’exemplaires vendus et une moyenne de 82 % sur Metacritic. Si vous cherchez un party game pour quatre joueurs sur canapé, il n’y a pas de meilleur choix dans la ludothèque actuelle de la console.
En revanche, trois profils peuvent passer leur tour. Le joueur solo qui n’a personne avec qui partager un écran trouvera le contenu solo correct mais limité : le Quêtes et entraides est une bonne surprise, pas une aventure. Le joueur allergique au hasard des dés restera frustré, parce que le jeu n’a jamais cherché à corriger cette part d’aléa, même en mode pro. Et celui qui a déjà usé Super Mario Party et Mario Party Superstars jusqu’à la corde retrouvera la même base : les nouveautés sont réelles, mais elles ne changent pas la nature du jeu.
Pour situer le titre dans la série, notre comparatif entre Super Mario Party et Mario Party Superstars reste la meilleure entrée en matière, et notre second comparatif des épisodes Mario Party sur Switch détaille ce que chaque opus apporte. Si vous cherchez d’autres jeux à sortir en famille, notre sélection des meilleurs jeux de Mario couvre le reste de la ludothèque.

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