Depuis le 2 octobre 2025, Mario Galaxy 2 Switch se joue enfin dans des conditions modernes, dans la compilation qui réunit les deux volets Wii. La comparaison entre les deux revient donc sans arrêt chez les fans, et la réponse tient en une phrase : Galaxy 2 est le meilleur jeu, Galaxy 1 est la meilleure aventure. Le détail de ce verdict mérite qu’on s’y arrête.
Ce comparatif croise le contenu réel des deux titres, les faits vérifiables de leurs versions Switch et la réception critique accumulée depuis 2010. Les éléments techniques viennent des fiches officielles Nintendo, consultables sur la page produit de la compilation.
Mario Galaxy 2 Switch : ce que la version 2025 change
Les deux épisodes sont sortis le 2 octobre 2025 sur Switch et Switch 2, en boîte sous le nom Super Mario Galaxy + Super Mario Galaxy 2 et séparément sur l’eShop à 39,99 € l’unité. Le pack physique se négocie autour de 69,99 €. Sur Switch, la résolution passe en 1080p et l’interface est retravaillée. Sur Switch 2, une mise à jour gratuite ajoute la 4K et permet au deuxième joueur d’utiliser les commandes à la souris.
Les ajouts sont identiques pour les deux jeux : mode assistance, lecteur de musiques, choix entre commandes classiques et commandes par mouvements, et nouveaux chapitres du livre d’histoires d’Harmonie. Une mise à jour d’avril 2026 a même ajouté un chapitre épilogue au livre d’histoires, sur les deux consoles.
Autrement dit, la version Switch ne creuse aucun écart entre Galaxy 1 et Galaxy 2 : elle améliore les deux de la même façon. La comparaison doit donc se jouer sur le contenu d’origine, et c’est là que les deux jeux divergent vraiment.
120 étoiles contre 242 : l’écart de contenu
Super Mario Galaxy, sorti en 2007, repose sur 120 étoiles de puissance réparties dans une quarantaine de galaxies. Le joueur y incarne Mario, parfois Luigi, et traverse des planètes minuscules où la gravité change à chaque pas. L’Observatoire de la comète sert de hub, Harmonie y veille sur les Lumas, et chaque galaxie introduit une mécanique nouvelle : abeille, glace, ressort, Boo.
Super Mario Galaxy 2, sorti en 2010, pousse le principe plus loin. Une fois les 120 étoiles jaunes récoltées, 120 étoiles vertes apparaissent dans les mêmes galaxies, souvent planquées derrière une contrainte de temps ou un défi de précision. Deux étoiles supplémentaires se cachent dans la galaxie finale, ce qui porte le total à 242. Le jeu double la durée de vie, mais il double aussi la difficulté.
Cette différence de volume explique une bonne partie du débat. Un joueur qui termine Galaxy 1 en une quinzaine d’heures peut passer le double sur Galaxy 2 s’il vise le 100 %. Le second volet s’est d’ailleurs vendu à plus de sept millions d’exemplaires sur Wii, un chiffre qui confirme que le grand public a suivi.
Yoshi, le vrai argument du second volet
Le deuxième volet introduit Yoshi comme personnage jouable dans certains niveaux. La monture peut gober des ennemis, cracher des projectiles, s’agripper à des fleurs pour se propulser et flotter brièvement. Trois fruits lui donnent des capacités temporaires : Yoshi turbo pour courir sur l’eau et les murs, Yoshi ballon pour flotter dans les airs, Yoshi lumière pour révéler les plateformes invisibles.
Galaxy 2 ajoute aussi deux transformations inédites pour Mario, Mario nuage et Mario de pierre, qui ouvrent des séquences de plateforme absentes du premier épisode. Le vaisseau Mario, piloté par le capitaine Lubba, remplace l’Observatoire de la comète comme base d’opérations.
Sur le papier, ce sont des ajouts. Dans les faits, ils changent le rythme. Le premier Galaxy alternait grands niveaux exploratoires et défis courts. Le second enchaîne les idées toutes les deux minutes, avec des niveaux plus courts et plus denses. C’est ce qui fait dire à une partie de la critique que Galaxy 2 est le sommet de la série en matière de game design.
Ce que la presse spécialisée reproche à Galaxy 2
La réception critique de Galaxy 2 est excellente, et le jeu est régulièrement cité parmi les meilleurs jamais réalisés. Les défauts existent pourtant, et la critique les pointe depuis sa sortie.
Le premier reproche concerne l’histoire. Galaxy 1 installait un vrai cadre narratif, avec le livre d’histoires d’Harmonie et une fin qui marquait les joueurs. Galaxy 2 repart de zéro : Bowser enlève Peach, Mario poursuit Bowser. La presse spécialisée a régulièrement relevé ce recul, certains tests de l’époque parlant d’un épisode plus proche d’une suite d’exercices brillants que d’une aventure.
Le deuxième reproche est la difficulté. Les étoiles vertes exigent une précision que les niveaux d’origine ne demandaient pas, et la galaxie finale est réputée pour être l’un des défis les plus durs de la franchise. Une partie des joueurs a abandonné le 100 % en route, ce que les discussions de communauté rapportent encore aujourd’hui.
Le troisième point, plus discret, concerne les commandes. En mode portable, la visée au pointeur perd en précision, et certains passages conçus pour la Wiimote demandent une période d’adaptation. C’est un défaut de la compilation autant que du jeu.
Harmonie, la narration et l’avantage du premier
Super Mario Galaxy garde pour lui tout ce que le second a mis de côté. L’Observatoire de la comète est un lieu habité, avec ses Lumas, ses boutiques et ses personnages secondaires. Harmonie y occupe une place centrale, et le livre d’histoires qu’elle lit aux Lumas donne au jeu une dimension mélancolique que la suite n’a jamais retrouvée.
Le premier épisode reste aussi le plus accessible. Sa courbe de difficulté est plus douce, ses transformations plus lisibles, et son mode assistance permet de le terminer en famille sans frustration. Pour un enfant qui découvre la plateforme 3D ou un adulte qui veut traverser une grande aventure sans se battre, c’est le bon point d’entrée.
Techniquement, les deux jeux reposent sur le même moteur et la même grammaire de level design. La différence ne se joue donc pas sur la qualité, mais sur ce que le joueur vient chercher : une ambiance et une histoire d’un côté, une mécanique et un défi de l’autre.
Verdict : à qui s’adresse chaque épisode
Galaxy 2 est le meilleur jeu des deux si l’on juge au contenu, à la densité des idées et à la durée de vie. Il empile les mécaniques, il ne laisse jamais respirer, et ses 242 étoiles occupent un joueur exigeant pendant des dizaines d’heures. C’est celui à choisir si vous cherchez le sommet de la plateforme 3D.
Galaxy 1 est la meilleure aventure des deux. Il raconte quelque chose, il installe un univers, et il pardonne les erreurs. C’est celui à choisir si vous jouez en famille, si vous découvrez la série, ou si la narration compte autant que le saut.
Si vous devez n’en prendre qu’un, prenez Galaxy 2 quand vous avez déjà terminé le premier, et Galaxy 1 dans tous les autres cas. À 39,99 € l’unité, la question du prix ne départage pas les deux titres : seul le type de joueur que vous êtes le fait.
Pour situer les deux épisodes dans la saga, notre classement des meilleurs jeux de Mario remet les choses à plat. Le contenu de la compilation Galaxy 1 et 2 sur Switch détaille le pack, notre avis sur Super Mario Galaxy sur Switch revient sur le premier volet, et le guide des Lumas explique le rôle de ces étoiles vivantes. Les rumeurs d’un troisième épisode sont rassemblées dans notre article sur Super Mario Galaxy 3.
